



















Version texte du carrousel
Transcription accessible, diapositive par diapositive.
Diapositive 1
COMPRENDRE
MOURIR
LIBRE ?
Loi sur la fin de vie :
liberté, soins et validisme.
Sauvegarde. Diffuse. Réponds.
@miaoulenchon
Diapositive 2
AVANT DE LIRE
Je n'ai toujours pas d'avis arrêté sur
ce texte. Il fait toujours débat au sein
de LFI et nous n'avons pas de consensus
réel sur le sujet.
J'entends la demande d'autonomie, la peur
de l'acharnement thérapeutique, mais aussi
les alertes des militant•es antivalidistes.
Je ne prendrai donc pas position ici ou
dans les commentaires et je n'interviendrai
pas dans vos échanges : je vous lirai.
Discutez avec bienveillance. On peut
confronter des arguments sans jamais
nier la dignité ni l'expérience des
personnes concernées.
@miaoulenchon
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Diapositive 3
PAS ENCORE
PROMULGUÉE
Le 15 juillet 2026, le Parlement
a définitivement adopté le texte créant
un droit à l'aide à mourir.
À l'Assemblée nationale :
291 voix pour
241 voix contre
29 abstentions
Mais la loi n'est pas encore entrée
en vigueur : le Conseil constitutionnel
a été saisi et peut encore censurer
certaines dispositions.
@miaoulenchon
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Diapositive 4
LA LOI
FIN DE VIE
Le texte crée un droit à l'aide à mourir.
Une personne remplissant les conditions
pourra recevoir une substance létale
qu'elle s'administrera elle-même.
Si elle en est physiquement incapable,
l'administration pourra être réalisée par
un•e médecin ou un•e infirmier ère.
Contrairement à l'arrêt d'un traitement
ou à la sédation, le produit administré
vise directement à provoquer la mort.
@miaoulenchon
Diapositive 5
CINQ CONDITIONS
Pour demander l'aide à mourir,
il faudra cumuler cinq conditions :
1 - Être majeur.e.
2 - Être français-e ou résider
régulièrement et durablement en France.
3 - Souffrir d'une maladie grave
et incurable engageant le pronostic vital,
en phase avancée irréversible ou terminale.
4 - Endurer des souffrances réfractaires
ou jugées insupportables. La souffrance
psychologique seule ne suffira pas.
5 - Pouvoir exprimer une volonté
libre et éclairée.
@miaoulenchon
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Diapositive 6
UNE PROCÉDURE
ENCADRÉE
Le ou la médecin devra informer
la personne sur son état, les traitements
possibles, l'accompagnement et les soins
palliatifs disponibles.
La décision reposera sur une procédure
collégiale et pluridisciplinaire. Le médecin
disposera de quinze jours pour répondre.
Après acceptation, un délai minimal
de réflexion de deux jours sera imposé.
Le jour prévu, la volonté devra être
confirmée. Toute suspicion de pression devra
suspendre la procédure. La demande pourra
être retirée à tout moment.
@miaoulenchon
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Diapositive 7
CE QUI
EXISTAIT
Depuis la loi Claeys-Leonetti de 2016,
une personne peut déjà refuser
ou interrompre un traitement, rédiger des
directives anticipées et, dans certaines
situations, bénéficier d'une sédation
profonde et continue jusqu'au décès.
Mais la loi actuelle n'autorise pas un•e
soignant-e à administrer une substance
dans l'intention directe de provoquer
la mort.
C'est cette frontière que le nouveau
texte propose de franchir.
@miaoulenchon
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Diapositive 8
LE CAS LAMBERT
Après un accident en 2008, Vincent
Lambert se trouve dans un état végétatif
chronique selon les expertises retenues.
Après onze années de conflits familiaux,
médicaux et judiciaires, son alimentation
et son hydratation artificielles sont
interrompues. Il meurt en 2019. Il n'a pas reçu
une aide active à mourir : il s'agissait d'un
arrêt de traitement autorisé par le droit
existant.
Le nouveau texte ne lui aurait pas
davantage été applicable : personne
ne pourra demander l'aide à mourir
à la place d'une personne incapable
d'exprimer une volonté libre et éclairée.
@miaoulenchon
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Diapositive 9
L'ALERTE
ANTNALIDISTE
Les Dévalideuses, le CLHEE, Handi-Social
et d'autres collectifs alertent sur un risque spécifique.
Les personnes handicapées entendent déjà
leurs vies décrites comme douloureuses,
dépendantes, coûteuses ou indignes.
Dans ce contexte, ouvrir un droit à mourir
avant de garantir pleinement le droit de vivre
pourrait transformer une liberté formelle
en pression sociale.
Le mouvement handicap n'est
cependant pas homogène : certaines
organisations s'opposent au texte,
d'autres réclament surtout davantage
de garanties.
@miaoulenchon
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Diapositive 10
UN CHOIX CONTRAINT
Un choix peut-il être totalement libre lorsque :
l'aide humaine manque ; le logement
n'est pas accessible ; les revenus
ne permettent pas de vivre dignement ;
les proches sont épuisé-es ; les soins sont
refusés ou trop éloignés ; les soins
palliatifs restent inaccessibles ?
La question antivalidiste
n'est pas seulement :
« Voulez-vous mourir ? »
Elle est d'abord :
« Vous a-t-on réellement donné
les moyens de vivre ? »
@miaoulenchon
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Diapositive 11
LES CHIFFRES
ACCUSENT
Parmi les personnes handicapées âgées
de 15 à 59 ans, 25 % vivent sous le seuil de pauvreté,
contre 14 % des personnes non handicapées.
Selon l'INSEE, les dépenses liées
au handicap peuvent dépasser 30%
du revenu disponible. En les prenant
en compte, près de quatre ménages
concernés sur dix seraient pauvres.
Le handicap représentait également
21% des saisines pour discrimination
reçues par le Défenseur des droits
en 2023.
@miaoulenchon
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Diapositive 12
LE VOTE DE LFI
Lors du vote final, le groupe LFI-NFP a compté :
61 voix pour , 2 voix contre
et 3 abstentions
Les député-es favorables ont défendu :
l'autonomie corporelle ; une réponse
aux situations médicales sans issue ;
l'égalité entre les personnes pouvant
partir à l'étranger et les autres ;
une prise en charge intégrale, sans
dépassement d'honoraires ; une
procédure publique, contrôlée
et évaluée ; la liberté de conscience des
soignant es.
@miaoulenchon
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Diapositive 13
UN TEXTE INACHEVÉ
Le vote favorable de LFI n'était
pas un blanc-seing.
Dans la loi parallèle sur les soins palliatifs,
ses député-es ont tenté d'obtenir des garanties
supplémentaires : un droit opposable aux soins palliatifs,
avec un recours rapide devant la justice
et une réponse sous quarante-huit heures ; une loi
de programmation quinquennale, afin que
le Parlement vote les moyens, contrôle leur déploiement
et corrige les inégalités territoriales.
Ces amendements ont été rejetés. LFI a néanmoins
contribué à inscrire l'interdiction des dépassements
d'honoraires et à réserver les maisons d'accompagnement
au secteur public ou privé non lucratif.
L'ensemble aurait donc pu être plus
protecteur : il reconnaît le droit de mourir
sans rendre aussi contraignant le droit d'être
soigné-e, soulagé-e et accompagné-e partout.
@miaoulenchon
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Diapositive 14
LFI N'EST PAS
VALIDISTE!
Ce vote ne permet pas, à lui seul, de qualifier
tout le mouvement insoumis de validiste.
LFI défend notamment : l'AAH portée au niveau
du SMIC ; un véritable statut pour les AESH ;
l'accessibilité universelle ; le renforcement
de l'hôpital public; des services médico-sociaux
publics ; l'autonomie matérielle des personnes
handicapées. Ce socle contredit l'idée selon
Laquelle certaines vies auraient moins de valeur.
Mais aucun programme ne dispense
d'écouter les militant-es concerné-es
ni de questionner les conséquences
d'un vote.
@miaoulenchon
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Diapositive 15
LE SYSTÈME
EST VALIDISTE
Le validisme n'est pas seulement
une somme de préjugés individuels.
Le capitalisme classe les corps selon leur
productivité, leur autonomie et ce qu'ils
« coûtent » à la collectivité. Quand les aides,
l'accessibilité, l'hôpital et les soins palliatifs sont
rationnés, certaines vies sont rendues plus
difficiles, avant que leur mort ne soit présentée
comme un choix strictement individuel.
Parler d'un effet eugéniste structurel, ce n'est pas
accuser chaque partisan e du texte de vouloir
éliminer les personnes handicapées. C'est
dénoncer une société qui soutient matériellement
certaines vies moins que les autres.
@miaoulenchon
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Diapositive 16
UNE LIBERTÉ
DE CLASSE
Aujourd'hui, les personnes qui en ont les moyens
peuvent financer un voyage à l'étranger, les démarches
administratives, l'accompagnement et une fin de vie
médicalement encadrée.
Les autres restent parfois seul•es face à des souffrances
devenues insupportables. Certain es finissent par
se donner la mort clandestinement, sans assistance, dans
la peur, la violence et des conditions profondément
indignes. Cette inégalité existe déjà : les plus riches
peuvent choisir les conditions de leur mort, tandis que les
plus précaires sont condamné-es à souffrir ou à mourir
seul-es... Se suicidant dans des conditions atroces.
Défendre un cadre légal, c'est aussi refuser que
la dignité de la fin de vie dépende d'un passeport,
d'un réseau ou d'un compte en banque.
@miaoulenchon
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Diapositive 17
"Je ne voulais pas en parler dans cet
hémicycle, mais vous m'y forcez et donc
je vais vous le dire. Ma maman s'est
suicidée. Elle s'est suicidée alors qu'elle
était en fin de vie parce qu'il n'y avait pas
l'aide à mourir. Elle s'est suicidée dans des
conditions abjectes. Son agonie a été
insupportable, épouvantable. Elle a duré
extrêmement longtemps parce qu'elle a fait
ce que vous appelez un suicide libre, c'est-
à-dire qu'elle a pris dans sa table de chevet
tous les médicaments qu'elle avait gardés
depuis des semaines et elle les a avalés d'un
coup. Et je peux vous dire que c'est pour
cela que je milite pour le droit à mourir.
C'est pour cela que je vous invite à ne pas
voter les amendements de suppression.
@miaoulenchon
Diapositive 18
Parce que ce qui s'est passé lors
de sa mort, c'est exactement l'inverse
de ce que nous voulons là. C'est-à-dire que
cette loi, elle permet la sérénité, elle
permet l'organisation, elle permet de faire
en sorte qu'il y ait les proches qui soient
à côté et qui tiennent la main des
personnes qui sont en train de mourir
et qui qui souhaitent mourir. Et le suicide,
c'est tout à fait autre chose. C'est dans une
agonie d'une violence que vous ne pouvez
pas imaginer. C'est pour cela que je vous
ai dit ça. Je ne souhaitais pas en parler dans
cet hémicycle, mais puisque vous m'y
forcez, ça n'est pas une pensée totalitaire,
c'est une pensée pour tous les proches des
personnes qui se sont suicidées."
Sandrine Rousseau
@miaoulenchon
Diapositive 19
LES SOURCES :
• Assemblée nationale : texte adopté n° 332,
scrutin n° 8280 et dossier législatif.
• Conseil constitutionnel : saisines de juillet
2026.
• Conseil d'État et Cour européenne des droits
de l'homme : affaire Vincent Lambert.
• DREES : Le handicap en chiffres et conditions
de vie.
• INSEE : coûts supplémentaires liés au
handicap.
• Défenseur des droits : discriminations et refus
de soins.
• Les Dévalideuses, CLHEE, Handi-Social et
Collectif Handicaps.
• Programme LFI et intervention parlementaire
d'Élise Leboucher.
@miaoulenchon
Diapositive 20
SAUVEGARDE CE CHARROUSEL
ET DIFFUSE-LE LARGEMENT.
Commentez, partagez et sauvegardez.
Et en 2027, faisons enfin gagner l'alternative.
MELENCHON
2027.(T7
@miaoulenchon




